Les nouvelles technologies sont-elles compatibles avec la protection de l’environnement ?

Les nouvelles technologies sont-elles compatibles avec la protection de l’environnement ?

Introduction

Le réchauffement climatique est une vérité de plus en plus pressante dans le monde actuel. Catastrophes sur le plan humain en raison de la montée des eaux, catastrophes sur le plan sanitaire avec l’apparition de nouvelles maladies, catastrophes sur le plan écologique avec la disparition d’écosystèmes.

            Les causes de ce réchauffement sont vraisemblablement dues aux activités humaines. Depuis la première révolution industrielle en 1780, le monde n’a eu de cesse d’augmenter les rejets de CO2 dans l’atmosphère, de polluer les sols et les océans, de faire disparaitre des espèces.

            Aujourd’hui, les conséquences de nos actes sont visibles. Mais, avec le temps qui passe, nos connaissances dans le monde, ses écosystèmes, l’importance de la biodiversité et l’influence de nos action se sont accrues. Avec elles, sont venues les nouvelles technologies, celles-ci correspondent aux domaines très évolutifs de la technologie et aux techniques diverses pouvant améliorer les rapports entre hommes et machines.

            Pour beaucoup, les nouvelles technologies sont responsables d’une augmentation significative du rejet de CO2 dans l’atmosphère et de pillage des ressources rares et polluantes. Pour d’autres, les nouvelles technologies sont la réponse à un avenir obscur pour l’environnement.

            Alors, qui a raison ? Nous nous demanderons dans ce travail de recherche : les nouvelles technologies sont-elles compatibles avec la protection de l’environnement ?

            Dans un premier temps, nous verrons si les nouvelles technologies sont un mauvais pari pour l’environnement. Nous verrons la responsabilité des nouvelles technologies dans la pollution de notre monde avec plusieurs exemples défavorables, comme la 5G.

            Dans un second temps, nous verrons l’espoir qu’apportent les nouvelles technologies dans la protection de l’environnement avec un exemple prometteur : le Plastic Odyssey.

A)  Les nouvelles technologies, un gouffre pour l’environnement ?

Les nouvelles technologies sont la cible de nombreuses critiques. Nombre d’associations dénoncent un progrès technologique au mépris de la protection de l’environnement, comme Greenpeace. 

1)    La pollution de l’environnement

Les nouvelles technologies sont responsables de nombreux problèmes dans le monde. Le plus évident, pour les associations de défense écologique, est la pollution directe de l’environnement. En effet, les nouvelles technologies ont besoin de terres rares. Celles-ci sont, en vérité, tous les éléments du tableau de Mendeleïev (annexe 1), des numéros 57 à 71.

Les extractions de terres rares font appel à des procédés polluants, comme l’extraction liquide-liquide (annexe 2), les résines échangeuses d’ions (annexe 3)… Tous ces procédés conduisent aux rejets d’acides, de métaux lourds, d’éléments radioactifs… et ces rejets finissent souvent dans les sols qu’ils pollueront de manière durable.

Dans un article du 20 minutes, publié le 24/01/2018, le journaliste Guillaume Pitron, spécialisé dans les matières premières, raconte les pollutions engendrées par l’extraction des terres rares. Dans son livre La Guerre des métaux rares, il raconte la face cachée de l’extraction des terres rares. Il explique dans cette interview que « le bilan écologique de l’extraction des métaux rares est effectivement déplorable. […] En Chine, plusieurs cas de pollutions ont été rapportés par les médias. En 2006, des tonnes de produits chimiques ont été déversées dans la rivière Xiang, par des entreprises de production d’indium, un métal rare qui entre dans la fabrication des panneaux solaires. »

Néanmoins, il n’y a pas qu’en Chine que la pollution est due à l’extraction des terres rares. En effet, les projets de mines (annexe 4) sont présents partout dans le monde. Autant de projets qui montrent que les pollutions des terres et des océans se multiplient pour des terres rares qui seront utilisées pour la fabrication de nouvelles technologies.

L’extraction des terres rares ne fait que commencer. D’après Alternative économiques (annexe 5), elle est exponentielle, multipliée par 20 en l’espace de 50 ans. La demande mondiale étant croissante, surtout pour les nouvelles technologies telles que la robotique ou les éléments de pointe, la pollution pour les précieuses terres rares est loin d’être terminée.

2)    La pollution numérique

À la pollution écologique, s’ajoute une autre pollution plus discrète mais d’autant plus importante. Il s’agit de la pollution numérique caractérisée par les impacts négatifs (notamment sur l’environnement) des technologies d’information et de communication qui ressortent du bilan environnemental (empreinte écologique négative avec de grandes émissions de CO2). 

En effet, selon Greenpeace, la production d’un simple téléviseur génère à lui seul 350 kg de CO2. Toujours selon l’association, plus on miniaturise des éléments, plus l’impact sur l’environnement est important. Or, les nouvelles technologies sont pour la plupart basées sur la miniaturisation. Les nouveaux téléphones voient la taille de la carte mémoire diminuer, tout en augmentant les capacités de cette dernière.

Selon l’Agence de la transition écologique (ADEME), dans un rapport de décembre 2019, un Smartphone, lors de sa production, parcourt quatre fois le tour du monde. Extraction, production, assemblage puis distribution, tout se fait aux quatre coins du monde. La production d’un Smartphone étant la même que tous les objets électroniques nouvelle génération (téléphones, ordinateurs, montres…), l’empreinte carbone devient gigantesque.

Dans la pollution numérique, on considère aussi la consommation d’énergie d’un appareil en fonctionnement. Par exemple, dans un article de Science & Vie, publié le 24/11/2019, « Le numérique met-il la planète en danger ? », l’alerte est donnée. L’ingénieure de recherche au CNRS, Françoise Berthoud, livre des données alarmantes. L’empreinte numérique correspond à 4,2 % des émissions de gaz à effet de serre en 2018. Par ordre de comparaison, c’est deux fois plus que le transport aérien. De plus, le bilan devrait augmenter chaque année par le développement de l’ensemble du secteur des nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle. Dans l’annexe 6, le graphique montre l’évolution de la catégorie « autre secteur » qui correspond, en partie, à la pollution numérique produite par les nouvelles technologies.

Enfin, pour parler d’un cas concret, voyons la 4G contre le Wi-Fi. La 4G est considérée comme une nouvelle technologie et d’après Sciences et Avenir, dans leur article « Les données mobiles seraient bien plus énergivore que les datacenters », La 4G consommerait bien plus. En effet, outre le fait que 90 % de la consommation énergétique sont attribuables au réseau sans fil, la 4G (et la 3G) consommerait 5,9 W quand le Wi-Fi consommerait 3,1 W.

B)  Les nouvelles technologies sont-elles une lueur d’espoir ?

Mais au-delà de ces aspects de pollution numérique et environnementale, les nouvelles technologies ne seraient-elles pas le pari d’un avenir plus vert ? Les nouvelles technologies peuvent générer de bonnes choses comme l’aide aux domaines de l’agriculture, de l’écologie ou des communications.

1)    L’apport des nouvelles technologies

Dans un monde où la pollution est omniprésente, que ce soit dans l’air, dans les sols ou dans les océans, nous avons besoin de rattraper nos erreurs. Les nouvelles technologies sont une alternative à la résignation.

Dans l’article « La technologie au service de l’environnement », publié le 25/04/2014, dans l’Organisation Mondiale de la Protection de l’Environnement (OMPE), une vision nouvelle est apportée. A travers l’article, les auteurs, conscients des problèmes générés par les nouvelles technologies sur l’environnement, veulent promouvoir la technologie verte. Cette technologie est certes dénigrée mais, peu à peu, elle gagne du terrain. L’idée est de minimiser l’impact des technologies, c’est-à-dire « produire plus avec moins ». La technologie verte a déjà permis de réduire l’impact environnementale des productions technologiques en contrôlant mieux le circuit de production. L’article parle aussi des sites internet (TIC), qui, grâce aux énergies renouvelables, produisent moins de CO2.

Sur le site internet Consofutur, un article, publié le 01/03/2017, se pose cette question : « Nouvelles technologies et environnement sont-ils éco-compatibles ? ». Cet article parle de nouvelles technologies qui pourraient bien contribuer à protéger l’environnement.

Les nouvelles technologies peuvent donc être meilleures pour l’environnement que les celles actuelles, car elles ont été créées avec l’objectif de moins impacter sur l’environnement.

2)    Des nouvelles technologies qui redonnent de l’espoir

Pour finir, sur le site internet CNRS le journal, l’article « La science au chevet de l’environnement », publié le 13/02/2020, fait état de nouvelles technologies à venir. Elles pourraient bien aider, dans la protection de l’environnement et dans l’enrayement de la menace du changement climatique.

            La plus importante de toutes est située à la fin de la partie « Rester Réalistes » de l’article. La nouvelle technologie présentée vise à récupérer le CO2 de l’atmosphère pour le transformer en monoxyde de carbone à l’aide d’électrodes afin de le transformer ensuite en méthanol. La combustion recréerait du CO2, mais ce procédé suivrait le même cycle éternellement, soit un « cercle vertueux énergétique pour le CO2 ». Avec cette nouvelle technologie, le réchauffement climatique pourrait être ralenti, et elle protégerait ainsi l’environnement de manière plus ou moins indirecte.

            Une autre nouvelle technologie qui pourrait changer le monde serait le projet ITER qui vise à créer de la fusion nucléaire. La fusion nucléaire consiste à fusionner du deutérium et du tritium pour créer de l’hydrogène. Contrairement à la fission, la fusion n’émet aucun déchet radioactif, et l’extraction du deutérium et du tritium ne détériorerait pas l’environnement.

            Enfin, il existe un autre projet qui vise à protéger de la nature par la capture du plastique en mer. Le Plastic Odyssey est un projet de navire fonctionnant à l’énergie solaire qui aurait pour but de parcourir les océans afin de récupérer le plastique afin de le ramener à terre et ainsi de le recycler. Le projet a un site officiel et est piloté par le CNRS et plusieurs associations. C’est un projet qui vise à protéger l’environnement en stoppant au maximum sa détérioration.

Conclusion

            Pour conclure ce travail, nous pourrions dire qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse à cette question. En ces temps actuels, nous avons besoin de nouvelles technologies (Hyperloop, projet ITER, Plastic Odyssey…) pour comprendre nos erreurs afin de ne pas les répéter. Nous devons réparer le tort causé afin de laisser un héritage aux générations futures. De nombreuses nouvelles technologies promeuvent des impacts écologiques moins lourds, tout en améliorant les choses.

            Mais attention, malgré le bon que les nouvelles technologies peuvent apporter, il ne faut pas oublier le tort écologique qu’elles génèrent en même temps (multiplication par 20 de l’extraction de terres rares en l’espace de 50 ans, conduisant à la pollution des sols, à celle numérique…). C’est pour ça qu’il faut continuer à améliorer les technologies pour, un jour, recycler les terres rares, atteindre le « zéro émission carbone » tout en respectant la nature.

            Les nouvelles technologies ne sont pas compatibles aujourd’hui avec l’environnement, mais demain, avec des avancées décisives, elles pourraient le devenir. Les nouvelles technologies ne sont pas un problème, c’est notre manière de les utiliser et de les appliquer qui l’est.

Leave a Reply